Tu montes ton cabinet conseil et tu cherches un ERP à moins de 100€/mois ?
Tu viens de lancer ton cabinet de conseil – ou tu y réfléchis sérieusement – et tu te retrouves face à un mur : entre les devis à envoyer, les projets à suivre, les relances clients qui s’accumulent et ta compta qui part dans tous les sens, tu sens que le trio Excel-Gmail-Post-it ne tiendra pas longtemps. Tu tapes « ERP petit cabinet conseil » et tu tombes sur des solutions à 500€/mois minimum, avec des déploiements de 6 mois. Sauf que toi, tu es 2, 3, peut-être 5 consultants max, et ton budget logiciel tourne autour de 50 à 150€/mois tout compris.
Bonne nouvelle : des ERP pensés pour les TPE de service existent vraiment, à des prix qui ne plomberont pas ta trésorerie de démarrage. Mauvaise nouvelle : ils ne se valent pas tous, et le mauvais choix peut te coûter des mois de galère. Voici comment trancher.
Pourquoi la plupart des ERP « classiques » ne sont pas faits pour toi
Les ERP historiques – SAP Business One, Sage X3, Microsoft Dynamics – ont été conçus pour des PME industrielles avec des flux de stock, de la production, des centaines de références produits. Leur ticket d’entrée : 15 000 à 50 000€ en licence + intégration, puis 300 à 800€/mois en maintenance. Pour un cabinet conseil de 3 personnes qui vend du temps et de l’expertise, c’est absurde.
Même les « versions allégées » de ces mastodontes partent souvent à 200-400€/utilisateur/mois une fois qu’on additionne les modules CRM, facturation, gestion de projet. Résultat : tu paies pour des fonctionnalités dont tu n’as pas besoin (gestion d’entrepôt, nomenclatures produits, MRP) et tu manques celles qui comptent vraiment pour toi – suivi du temps passé par mission, rentabilité projet par projet, relances automatiques sur devis.
L’erreur classique du consultant qui démarre : empiler 4-5 outils spécialisés (Pipedrive pour le CRM à 49€, Asana pour les projets à 25€, Pennylane pour la compta à 49€, un outil de devis à 30€…). Tu te retrouves à 150-200€/mois sans aucune connexion entre tes données, avec des ressaisies permanentes et zéro vision globale.
Les 5 critères qui comptent vraiment pour un cabinet conseil
Avant de comparer les prix, liste ce dont tu as réellement besoin au quotidien. Pour un cabinet conseil type (stratégie, RH, IT, marketing, formation…), voici ce qui revient systématiquement :
1. CRM léger mais efficace – Tu gères 20 à 200 contacts actifs, pas 50 000. Tu veux voir l’historique des échanges, savoir où en est chaque prospect, programmer des relances. Pas besoin de scoring IA ou d’automatisation marketing complexe.
2. Devis → Facture → Relance en flux continu – Ton cycle de vente : appel découverte → proposition → signature → mission → facture. Si tu dois copier-coller entre 3 logiciels à chaque étape, tu perds 2h/semaine minimum.
3. Suivi projet et temps passé – La rentabilité d’un cabinet conseil, c’est le ratio « temps vendu / temps réellement passé ». Si tu vends une mission 5 jours et que tu en passes 8, ta marge s’évapore. Tu dois pouvoir tracker ça simplement.
4. Trésorerie prévisionnelle – Avec des paiements à 30-60 jours et des missions de durées variables, tu dois voir venir les creux. Un tableau de bord qui montre « dans 2 mois, tu auras tel encaissement » change la vie.
5. Export comptable propre – Ton expert-comptable doit récupérer tes données sans que tu passes 3h à reformater des fichiers chaque trimestre.
Le reste (gestion de stock, planning de production, multi-devises complexe) ? Tu n’en as pas besoin. Et payer pour, c’est jeter de l’argent.
Comparatif honnête : 6 ERP/outils intégrés à moins de 150€/mois
Voici les options réalistes pour un cabinet de 1 à 10 consultants, avec les vrais prix 2024 (pas les « à partir de » marketing) :
Axonaut – 69,99€/mois (2 utilisateurs inclus, +20€/utilisateur supplémentaire)
CRM + devis/factures + suivi projet basique + trésorerie. Interface claire, made in France, données hébergées en France. Limite : la gestion de projet reste sommaire, pas de Gantt ni de suivi temps passé détaillé par tâche.
Dolibarr – Gratuit (open source) ou 30-50€/mois en hébergé managé
Très complet mais courbe d’apprentissage raide. Tu peux tout faire… si tu acceptes de passer 2-3 semaines à configurer et comprendre la logique. Idéal si tu es à l’aise techniquement et que tu veux 0€ de licence.
Odoo (version Community) – Gratuit pour 1 app, puis 24,90€/utilisateur/mois pour le pack complet
Puissant mais attention à l’effet usine à gaz. Les modules s’empilent vite et le prix grimpe. Pour 3 consultants avec CRM + projet + facturation + compta, compte 75-150€/mois.
Sellsy – À partir de 49€/mois (pack Essentiel), mais le pack avec projet = 99€/mois pour 2 utilisateurs
Excellente UX, CRM solide, facturation fluide. Le suivi de projet existe mais reste basique. Bien pour les cabinets très orientés « vente de prestations récurrentes ».
SEIGOS – 60€/mois (formule TPE)
Pensé spécifiquement pour les TPE de service : CRM, gestion projet avec Gantt et suivi temps, facturation, pilotage financier, le tout dans une seule interface. Déploiement en 4 jours avec accompagnement inclus. Reconnaissance automatique des factures fournisseurs par IA. Données hébergées en France, formation éligible OPCO.
Notion + Make + Pennylane (stack DIY) – 80-120€/mois selon config
Pour les techs qui veulent tout personnaliser. Notion pour le CRM et projets, Pennylane pour la compta/factures, Make pour connecter. Flexible mais demande du temps de maintenance et aucune garantie de cohérence long terme.
Les pièges qui font exploser la facture (et comment les éviter)
Le piège du « par utilisateur » – Un ERP à 30€/utilisateur semble abordable. Mais si tu recrutes un associé + un alternant + une assistante, tu passes à 120€/mois sans avoir ajouté de fonctionnalité. Vérifie toujours le modèle de tarification : certains (comme SEIGOS) facturent par structure, pas par tête.
Le piège des modules optionnels – « CRM inclus, gestion de projet en option (+25€/mois), relances automatiques en option (+15€/mois), export comptable avancé en option (+20€/mois)… » Au final, tu doubles le prix affiché. Demande systématiquement : « Quel est le prix TOUT COMPRIS pour mon usage ? »
Le piège de l’intégration – Certains éditeurs affichent 50€/mois mais facturent 2 000 à 5 000€ de « paramétrage initial ». Pour une TPE, c’est délirant. Cherche les offres avec onboarding inclus ou forfaitisé (SEIGOS annonce 4 jours tout compris, Axonaut propose un accompagnement à 500€).
Le piège de la migration – Tu as 3 ans de données dans tes tableurs ? Vérifie que l’import est possible et accompagné. Certains ERP te laissent te débrouiller avec des fichiers CSV mal documentés.
Le piège du « trop simple maintenant » – Tu es seul aujourd’hui, mais dans 18 mois tu seras peut-être 4. Un outil qui ne gère pas les droits utilisateurs, le multi-projet ou la consolidation te forcera à tout migrer. Choisis un outil qui peut grandir avec toi sans changer de crémerie.
Cas concret : quel ERP pour quel profil de cabinet
Tu es consultant solo, tu fais moins de 80K€/an de CA – Commence par Axonaut ou la version gratuite de Dolibarr. Tu n’as pas besoin de gestion de projet complexe, juste de suivre tes prospects et d’envoyer des factures propres. Budget : 0 à 70€/mois.
Tu es 2-5 consultants, vous gérez 10-30 missions/an, CA entre 150K€ et 500K€ – C’est là que SEIGOS prend tout son sens : tu as besoin de voir la rentabilité par projet, de suivre le temps passé, d’anticiper ta tréso, et de ne pas perdre de prospects en route. Le tout sans exploser ton budget. 60€/mois tout compris, déploiement accompagné.
Tu es 5-15 personnes, vous avez des process établis et des besoins spécifiques – Odoo ou Sellsy en version complète peuvent convenir, mais prévois 150-300€/mois et 2-4 semaines de paramétrage. À ce stade, tu peux aussi regarder des ERP métier spécialisés (type Fitnet pour les ESN, Karanext pour le conseil).
Tu es tech et tu veux tout contrôler – Stack Notion + Pennylane + Make. Tu y passeras du temps, mais tu auras exactement ce que tu veux. Réserve ça si tu as déjà une culture outil forte et du temps à investir.
Comment tester sans te planter : la méthode en 3 étapes
Étape 1 : Définis ton cas d’usage critique (30 min)
Prends ta dernière mission du début à la fin : premier contact prospect → qualification → devis → signature → livrables → facture → encaissement. Note chaque étape où tu as galéré, perdu du temps, oublié quelque chose. C’est ÇA que ton ERP doit résoudre en priorité.
Étape 2 : Teste 2-3 outils maximum (1 semaine)
Pas 7, pas 10. Tu n’auras jamais le temps de les évaluer sérieusement. Prends les 2-3 qui correspondent à ton budget et ton profil, et fais-leur jouer ton cas d’usage critique. SEIGOS propose une démo de 30 min où tu peux voir ton cas traité concrètement.
Étape 3 : Décide en fonction de l’adoption, pas des features
Le meilleur ERP du monde ne sert à rien si tu ne l’utilises pas. Celui où tu te sens à l’aise, où tu comprends la logique sans lire 50 pages de doc, c’est celui-là qu’il te faut. Même s’il a 2 fonctionnalités de moins qu’un concurrent.
Dernier conseil : ne repousse pas la décision. Chaque mois que tu passes à « comparer » est un mois où tes données s’éparpillent, où tu perds en visibilité, où des relances tombent à l’eau. Un ERP imparfait utilisé vaut mieux qu’un ERP parfait jamais déployé.
Ta prochaine action : bloque 30 minutes cette semaine pour une démo avec l’outil qui correspond à ton profil. Si tu es entre 2 et 10 consultants et que tu veux du tout-en-un sans te ruiner, réserve un créneau avec SEIGOS – tu verras en live comment ton cas d’usage se traite, et tu repartiras avec une vraie réponse.